Ce calcul est désormais considéré comme le mode de calcul "par défaut" : les branches peuvent désormais fixer elles-mêmes un autre mode de calcul du délai de carence par convention ou accord de branche étendu (art. L. 1244-3
). C'est le cas de la Métallurgie, qui a signé un accord ramenant le délai de carence de 1/3 à 1/4 de la durée du contrat précédent, et plafonné à 21 jours. Il ajoute aussi plusieurs cas dans lesquels le délai de carence ne s'applique pas.
Cependant, comme a pu le rappeler le Conseil d'Etat (27.04.22 N°440521
), les dérogations doivent être limitées à certaines situations qui doivent être définies et justifiées. En effet, une succession de contrats temporaires ne peut en aucun cas avoir pour effet ou pour objet de pourvoir un poste permanent.
Pour faciliter la reprise des entreprises à la sortie du déconfinement (principalement l'hôtellerie-restauration et le tourisme), l'Assemblée a voté une loi qui permettait de modifier, à titre provisoire, les conditions de renouvellement des CDD et des contrats d'intérim, ainsi que le nombre de renouvellements autorisés.
Ces dispositions ne sont plus applicables depuis le 1er octobre 2021
À ne pas confondre avec les mesures prises par les ordonnances Macron du 22 septembre 2017 prévoyant que la durée du contrat, le nombre de renouvellements et le délai de carence entre deux CDD puissent être redéfinis par convention ou accord de branche, alors que normalement ils sont fixés par la loi.