La loi sur les CDD et l'abondante jurisprudence ont fini par créer un ensemble de règles compliquées et tatillonnes qu'il est difficile de bien maîtriser. Le principal danger du contrat CDD est qu'une simple erreur ou une omission peut coûter la requalification en CDI. Cela signifie que le contrat CDD était en réalité un contrat CDI depuis le début, et l'employeur doit en tirer toutes les conséquences. Cela porte sur des erreurs commises dans la rédaction du contrat, mais également d'un mauvais suivi du contrat et/ou de la procédure, jusqu'à la fin et même juste après!
Une requalification d'un CDD en CDI peut coûter très cher. L'employeur sera déjà systématiquement condamné à payer une indemnité de requalification d'au moins un mois de salaire . Ensuite, les diverses incidences liées à un licenciement sans cause réelle et sérieuse (ou l'obligation de mettre en œuvre une telle procédure, ou le fait de ne pas l'avoir fait), peuvent, en fonction des circonstances, se monter à plusieurs mois d'indemnités diverses. Ajoutez pour finir que le juge peut ordonner la réintégration du salarié, et que l'employeur risque, en sus, une sanction pénale et vous aurez une bonne idée du tableau !
En savoir plus sur les conséquences de la requalification .
Certes, une fois le salarié au travail, il faut respecter une procédure assez stricte, mais la principale source de contentieux relève de la rédaction du contrat. Et une fois le contrat signé, plus possible de revenir en arrière: si les conditions existent déjà au départ pour une requalification, elle sera accordée automatiquement, quelles que soient les modifications ultérieures. Il est donc indispensable de s'assurer au départ qu'on est dans un cas autorisant le recours aux contrats CDD, de bien choisir le motif de recours correspondant exactement à la situation, de compléter soigneusement toutes les mentions obligatoires et d'être précis.
Certaines clauses (prévoyant par exemple la rupture du contrat pour des motifs autres que ceux prévus par la loi) sont résolutoires, et réputées non écrites.
En rédigeant votre contrat en ligne vous savez que tous ces points sont vérifiés et expliqués.
En cas de contentieux en requalification, c'est à l'employeur qu'il appartient de prouver la réalité des motifs énoncés, pas au salarié.
Pour commencer, on n'a que 48h pour faire signer le contrat. Ensuite on doit surveiller la fin de la période d'essai (pour ne pas avoir à conserver un salarié ne faisant pas l'affaire), la fin de la première période du contrat, proposer éventuellement un avenant de renouvellement avant la date de renouvellement, puis surveiller la fin du contrat avec vigilance.
Les modèles de contrats CDD offerts sur le web sont pour la plupart non conformes. Ils sont souvent incomplets
. Or, un contrat CDD doit comporter un certain nombre de mentions obligatoires
, imposées par la loi, et d'autres nécessaires aux besoins de précision. L'absence d'une seule de ces mentions conduira automatiquement à un contrat erroné, ce qui peut coûter cher.
En outre certains modèles comportent des clauses interdites
, ou inversement, des clauses inutiles
.
Enfin, beaucoup n'ont pas été mis à jour
depuis des années parfois, ce qui pose problème dans une époque où la loi et la jurisprudence évoluent constamment, surtout depuis les ordonnances Macron. Avec les risques que cela comporte pour l'utilisateur non averti !
Voici un florilège de ce que vous pouvez trouver sur Internet :
Le contrat à durée déterminée reste l'exception, le contrat CDI étant la règle. Donc si vous souhaitez avoir recours à un CDD, vous devez justifier toutes sortes de choses qui permettent de vérifier que vous êtes en droit de recourir à un tel contrat.
Les pièges classiques qui conduisent à violer les principes de recours aux contrats temporaires sont :
L'usage du CDD répond à un formalisme strict dont le but est de permettre de vérifier que les choses sont bien claires entre les parties.
Les pièges classiques qui conduisent à enfreindre le formalisme sont :
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