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Lorsque les deux parties souhaitent se séparer et sont capables de se mettre d'accord, une rupture du contrat CDD d'un commun accord est la bonne solution.

Les deux parties doivent être d'accord de rompre le contrat CDD

Il est toujours possible aux deux parties de mettre fin au contrat à durée déterminée d'un commun accord à condition d'établir clairement que cette rupture reflète bien la volonté des deux parties, ce qui exige de faire un écrit et de pouvoir en rapporter la preuve au besoin.

Il présente des avantages pour les deux parties. Il est simple à mettre en œuvre, la rupture intervient très rapidement, il préserve en principe les droits du salarié aux allocations chômage et permet de résoudre une situation devenue difficile ou conflictuelle.

Ce mode de rupture de contrat, appelée souvent rupture négociée ou rupture à l'amiable, est prévu à l'article L. 1243-1 du Code du Travail.

Il nécessite un écrit signé des deux parties (circ. DRT 92-14 du 29 août 1992), qui devra refléter la volonté claire et non équivoque de chaque partie de rompre le contrat (Cass. soc. du 21 mars 1996 N°93-40192). Cet impératif est dû au côté sensible d'une tel mode de rupture qui ne peut en aucun cas être imposé par l'employeur. (Cass. Soc. 6 octobre 2004 N° de pourvoi: 02-44323)

Afin d'éviter un contentieux aux Prud'hommes il est vivement recommandé d'étayer le dossier de façon que la volonté du salarié ne puisse être contestée par la suite.

Une rupture de contrat d'un commun accord n'a pas pour but de régler un litige entre les parties mais de mettre fin au contrat. En conséquence, chaque partie conserve l'entier de ses droits nés de l'existence du contrat et aucune clause ne peut en principe les restreindre.

Important: la rupture ne doit dépendre que de la volonté des parties et en aucun cas d'une cause extérieure.

De plus, la rupture doit intervenir rapidement, il n'est pas possible de négocier un départ par avance.

Pictogramme en savoir plus sur un danger

Aucun accord ne peut être envisagé en cas d'accident du travail ou si le salarié a été déclaré inapte par la médecin du travail.

Conséquences de la rupture d'un commun accord

  • Aucune indemnité n'est due au titre des dommages et intérêts.
  • L'indemnité de fin de contrat (précarité) est due,
    En effet, dans une rupture d'un commun accord chaque partie conserve l'entier de ses droits".
    La Cour de Cassation l'a confirmé (Cass.Soc. 6 oct.2015, n°14-19126): "Attendu, cependant, que la rupture d'un commun accord du contrat de travail à durée déterminée a pour seul objet de mettre fin aux relations des parties ; qu'elle ne constitue pas une transaction destinée à mettre fin, par des concessions réciproques, à toute contestation née ou à naître résultant de la rupture définitive du contrat de travail, et ne peut avoir pour effet, peu important les termes de l'accord, de priver le salarié des droits nés de l'exécution de ce contrat".
    Cependant si l'initiative vient du salarié et que celui-ci donne son accord, il est possible de convenir qu'elle ne sera pas payée.
  • Il en va de même pour l'Indemnité de congés payés.
  • L'assurance chômage est un point important.
    En effet si l'initiative de la rupture est clairement mentionnée comme étant du fait du salarié, ce dernier risque d'être considéré comme ayant volontairement rompu son contrat et il ne touchera aucune allocation chômage. il en va différemment si la rupture est conjointe. Dans ce cas l'administration considère que le salarié a été privé involontairement de son emploi, ce qui lui donne droit aux allocations chômage (dans la mesure où il remplit par ailleurs les conditions), et ce dès la rupture puisqu'il n'y a aucune indemnité versée.

La rupture d'un commun accord n'est pas une rupture conventionnelle

La rupture conventionnelle, créée par la loi n°2008-596 de modernisation du travail du 25 juin 2008 ne s'applique qu'aux contrats CDI, elle ne concerne donc pas les contrats CDD. La rupture conventionnelle est une transaction destinée à mettre fin, par des concessions réciproques, à toute contestation née ou à naître résultant de la rupture définitive du contrat de travail.

Avec la rupture d'un CDD d'un commun accord, il n'y a pas à suivre ces règles: aucune concession de l'une ou de l'autre partie ne doit figurer sur cet accord. Le salarié conserve l'entier de ses droits nés de l'exécution du contrat de travail.

Rupture anticipée d'un CDD à terme précis

La Cour de Cassation a récemment admis que, du fait qu'un contrat CDD peut être rompu à tout moment avec l'accord non équivoque des parties, il était aussi possible d'avancer la date de fin d'un contrat conclu à terme précis au moyen d'un avenant, librement accepté par les deux parties (Cass. soc.,16 déc. 2015, N° 14-21.360).

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